Dans les maisons des années 1920 à 1960 de Jette, Ganshoren ou Wemmel, la charpente est en général en bois résineux, parfois en chêne pour les plus anciennes. Elle a souvent connu une fuite ancienne, un grenier mal ventilé ou une attaque d'insectes jamais traitée.
Avant de choisir une couverture neuve, il faut savoir si la structure qui la porte tiendra encore quarante ans. C'est la première question à poser au couvreur.
Comment reconnaître une charpente malade ?
- Des petits trous ronds et de la sciure fine au pied des pièces de bois : signe d'insectes à larves, comme la vrillette ou le capricorne des maisons.
- Un bois qui s'effrite en cubes, brunâtre, parfois couvert d'un feutrage blanc ou de filaments : signe possible de mérule, un champignon fréquent en Belgique dans les bois restés humides.
- Un faîte qui ondule ou un versant qui se creuse, visible depuis la rue : chevrons ou pannes qui fléchissent.
- Des taches sombres sur les chevrons, sous une tuile cassée ou le long d'une noue : infiltration ancienne, bois à sonder.
Le test le plus simple reste le poinçon. Un bois sain résiste, un bois attaqué se laisse enfoncer de plusieurs millimètres.
Quand un traitement suffit-il ?
Si les insectes n'ont attaqué que l'aubier, la partie extérieure du bois, et que les sections restent suffisantes, un traitement curatif suffit. L'entreprise bûche les parties vermoulues, injecte un produit dans les pièces porteuses et pulvérise l'ensemble.
Comptez 25 à 55 € par m² de toiture traitée, selon l'accès et le nombre d'injections. Le traitement est souvent garanti dix ans par l'entreprise : demandez cette garantie par écrit.
Quand faut-il renforcer ou remplacer ?
Quand une pièce porteuse a perdu une part importante de sa section, le traitement ne lui rend pas sa résistance. On la double alors d'une pièce neuve fixée contre elle, c'est le moisage, ou on la remplace.
Le remplacement complet se justifie quand la plupart des pièces sont touchées, ou quand on transforme le toit : rehausse, nouvelle pente, grenier aménagé. Une isolation lourde ou une couverture plus lourde, comme le passage de l'ardoise à la tuile, demande aussi de vérifier les sections.
La mérule, un cas à part
La mérule se développe dans un bois humide et peu ventilé, et peut traverser la maçonnerie. Elle ne se traite pas comme un insecte : il faut d'abord supprimer la cause d'humidité, puis retirer largement le bois atteint et traiter les murs.
Confiez le diagnostic à une entreprise spécialisée, et faites-le avant d'acheter si vous avez un doute. Un acte de vente ne protège pas toujours contre ce vice.
Quelle TVA et quelles aides pour la charpente ?
Dans un logement privé de plus de dix ans, le traitement et la réparation de la charpente facturés par un entrepreneur relèvent en règle générale de la TVA à 6 %, avec l'attestation signée.
La zone couverte par ce guide est à cheval sur deux régions. À Jette, Ganshoren, Berchem-Sainte-Agathe, Koekelberg et Laeken, vous êtes en Région de Bruxelles-Capitale : les aides passent par les primes Renolution, gérées par Bruxelles Environnement, et Homegrade conseille gratuitement les particuliers.
À Wemmel, Grimbergen, Strombeek-Bever, Asse et Dilbeek, vous êtes en Flandre : l'aide régionale s'appelle Mijn VerbouwPremie, et le permis se demande sous la forme d'une omgevingsvergunning. Wemmel étant une commune à facilités, son administration peut vous répondre en français.
Les primes visent d'abord l'isolation et la toiture dans son ensemble. Un traitement de charpente seul en ouvre rarement : vérifiez les conditions de l'année sur le site officiel de votre région.
Dans quels cas ce n'est pas la charpente qu'il faut traiter ?
- Des traces d'humidité sous le toit en hiver, sans fuite : c'est souvent de la condensation, due à un grenier mal ventilé ou à un pare-vapeur absent.
- Une odeur de moisi au grenier : le bois peut être sain, et la cause être une isolation tassée et mouillée.
- Des fissures dans le plafond du dernier étage : elles viennent parfois du plafonnage, pas de la structure.